La mise en place de la loi de libéralisation du jeu en ligne en France
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En France, le marché du jeu d’argent en ligne va bientôt être libéralisé. Auparavant, la date prévue pour la mise en place de cette fois a été fixée au 1er janvier 2010. Néanmoins, il y a eu du retard, si bien que l’ouverture du secteur est maintenant prévue par mars de l’année prochaine. La future loi va entrer en vigueur juste avant la Coupe du monde de football, ce qui devrait permettre aux sites de paris sportifs de remporter rapidement un joli pactole. Néanmoins, ce repos arrange uniquement les deux entreprises publiques qui ont actuellement le monopole du marché : la Française des Jeux et le PMU. En effet, même si elles ne peuvent pas encore faire de publicités, ces dernières ont tout à fait le droit de proposer du jeu d’argent en ligne, en toute légalité.
3 secteurs libéralisés
La future loi de libéralisation du marché du jeu d’argent en ligne concerne trois secteurs : celui du paris sportifs à côte, celui des courses hippiques mutuels et celui du poker en ligne. Tous les autres marchés ne sont pas pris en compte, comme le casino virtuel qui va pour l’instant rester illégal.
Une loi critiquée
Ce projet de loi ne satisfait pas vraiment les opérateurs de jeux situés notamment à Malte ou Gibraltar notamment. En effet, ils critiquent la limite à 85 % du taux de reversement aux joueurs. Selon l’Etat, cette mesure devrait limiter les risques d’addiction au jeu. Les opérateurs dénoncent également les taxes prohibitives dont ils devront s’acquitter. Elles vont s’élever à 7,5 % du chiffre d’affaires et non du produit brut des jeux qui est la différence entre les mises des joueurs et leurs gains. Enfin, les sites de jeu d’argent disposant d’une licence d’un pays de l’Union Européenne ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent recevoir automatiquement la licence française. Cette requête a été refusée par l’Etat français malgré la pression de la Commission Européenne. Les opérateurs comme Betclic, Unibet, Bwin ou Partouche, par exemple, revendiquent leur droit de proposer du jeu d’argent en ligne à des français, en toute légalité, conformément à la loi de libre circulation des services, base de la constitution européenne. Ils n’ont pourtant pas eu gain de cause devant le gouvernement français.
Le marché du jeu d’argent en ligne s’élève actuellement à 2 milliards d’euros. Il devrait atteindre les 3 milliards d’ici 5 ans. Il s’agit donc d’un secteur florissant qui attise la convoitise.
